Bienvenue sur le blog des colonies de vacances !

Ce Blog est consacré à l'information généraliste concernant les colonies de vacances et à la vie associative de Vitacolo, organisme de promotion des colonies de vacances. Les séjours jeunes organisés par Vitacolo sont présentés sur le site internet de l'Association: http://vitacolo.fr

Contrat d’engagement éducatif : suite… et fin ?

Ecrit par L'équipe Vitacolo | Ecrit dans Animation, Prises de posiiton | Ecrit le 01-05-2012

Vitacolo s'interroge sur ses pratiques avec ses animateursCertains éléments du contrat d’engagement éducatif (CEE) ont été remis en cause au niveau européen et ont fait depuis couler beaucoup d’encre. Une décision récente du gouvernement conforte finalement son existence… Un bien pour les colos ?

La querelle autour du contrat d’engagement éducatif a-t-elle pris fin ? Apparemment, si l’on en croit une très récente communication du gouvernement sur le sujet… Elle annonce tout simplement que le Contrat d’engagement éducatif (CEE) est maintenu avec quelques aménagements.

Pour rappel, le CEE a pour objet d’organiser les rapports entre les organismes de colonies de vacances et leurs équipes pédagogiques d’animation. Tout le problème découle du fait qu’en matière de droit du travail, ce contrat diffère furieusement de la normale. Il est en effet beaucoup moins protecteur que des contrats « normaux » (CDI ou CDD). Clairement, alors que tout travailleur doit être payé au SMIC, ce n’est pas le cas des animateurs. Selon le CEE, ceux-ci peuvent également travailler davantage que les 35 heures hebdomadaires légales. A mi-chemin entre le bénévolat et le salariat, le CEE n’est pas facile à analyser pour une Cour Européenne qui n’a pas d’autre exemple similaire en Europe, puisque l’éducation populaire par les colos est une spécificité très franco-française.

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Nouveau statut des animateurs : la position de Vitacolo.

Ecrit par L'équipe Vitacolo | Ecrit dans Prises de posiiton | Ecrit le 14-11-2011

L’actualité récente a été marquée par l’arrêt du conseil d’Etat, statuant après renvoi vers la Cour de Justice de l’Union Européenne, qui insiste sur la nécessité de prévoir un repos minimum des animateurs et directeurs recrutés sur les colos.

Vitacolo n’est pas pris au dépourvu par cette décision, dans la mesure où le repos des animateurs a toujours fait partie de nos priorités. Notre charte de qualité prévoit depuis 3 ans la possibilité pour les animateurs de bénéficier de temps de repos accrus, grâce à notre taux d’encadrement d’1 adulte pour 5 enfants (au lieu d’1 pour 12 exigé par la réglementation). Ainsi, une partie des activités, notamment celles de l’après midi et du soir, ne nécessitent pas la présence de l’ensemble de l’équipe, qui peut donc par roulement, se reposer davantage. Vitacolo pourra donc faire face à la nouvelle réglementation, moyennant quelques ajustements dans l’organisation des journées.

Néanmoins, il nous semble important que les animateurs puissent rester potentiellement disponibles en permanence, pour faire face à n’importe quelle situation, notamment la nuit. Le droit du travail, en l’état, peut difficilement prendre en compte cette présence permanente auprès des enfants, comparable à une astreinte : l’animateur qui dort près de la chambre des enfants peut être amené à intervenir à tout moment, bien qu’en réalité tout se passe sans aucun problème dans 99,9% des cas. Faudrait-il, pour avoir juridiquement la possibilité de maintenir nos animateurs auprès des enfants en permanence, recruter deux fois plus d’animateurs, pour constituer une équipe de jour et une équipe de nuit ? Nous pensons que cela ne correspond en rien à la tradition d’éducation populaire française. Les colos ont pour principale vocation de créer du lien entre enfants et encadrants, sous une forme différente de ce qui existe dans la famille et à l’école. Cette forme de séjour permet à chacun de trouver sa place ans un groupe unique qui se fabrique une histoire. Il n’y a qu’à observer les fins de colos pour le comprendre : les larmes des animateurs répondent souvent aux larmes des enfants. Un groupe qui a vécu en vase clos pendant 15 jours, avec ses moments d’euphorie mais aussi de tension et de doute se trouve très rapidement uni par des liens que personne ne souhaite rompre au moment du départ.

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Les procédures appels d’offre en marchés publics: lutter contre la politique du moins-disant

Ecrit par L'équipe Vitacolo | Ecrit dans Prises de posiiton | Ecrit le 28-04-2011

Vitacolo s’est rendu à la conférence – débat organisée par l’Association Temps-Jeunes le 14 avril dernier, afin d’échanger sur l’avenir des marchés publics appliqués à l’éducation populaire.

Entre la nécessité pour les collectivités territoriales de respecter le budget qui leur est alloué, et l’importance de permettre aux jeunes de bénéficier de séjours de qualité (à la fois sur le plan de l’accueil matériel et sur le plan pédagogique), la juste mesure n’est pas toujours évidente à trouver. Actuellement, les collectivités attribuent une note technique qui compte, dans la décision finale, pour 60% de la pondération. Le prix représente quant à lui les 40% restants. Cette proportion donne une importance cruciale au prix proposé par l’organisme, qui est ainsi incité à minimiser ses coûts.

Certains prestataires ont ainsi gagné des marchés publics avant de faire faillite, tant le prix qu’ils avaient eux même proposé ne leur permettait pas de faire face aux différents coûts induits par l’organisation de séjours pour enfants.

Pour faire face à cet effet favorisant le « moins disant », Temps Jeunes propose une  réduction de l’importance du prix : passer de 40% à 30%  permettrait probablement de proposer des séjours d’une qualité plus probante sans pour autant risquer de se faire éliminer en proposant un séjour plus onéreux, basés sur une forte valeur technique.

Vitacolo soutient cette proposition, et suggère également que les marchés ne portent plus uniquement sur un séjour spécifique, mais plutôt sur un catalogue de propositions parmi lesquelles les bénéficiaires finaux (l’enfant et les parents) pourraient eux même exercer un choix. L’implication des administrés et des enfants permettrait de mettre en place un double choix : celui de la collectivité, qui effectuerait une présélection, puis celui des bénéficiaires, qui exerceraient leur prérogative de choix de séjours.

Vitacolo soutien l’association Temps Jeunes dans sa volonté de permettre à l’éducation populaire de formuler des propositions, pour que les marchés publics puissent s’adapter au mieux au secteur particulier des colonies de vacances.

Le prix de colonie de vacances proposée à une collectiité publique doit-il représenter

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Que vallent les agréments des colonies de vacances?

Ecrit par L'équipe Vitacolo | Ecrit dans Le monde des colos, Prises de posiiton | Ecrit le 31-01-2011

Vitacolo contribue à l’information précise concernant les colonies de vacances, notamment à travers la publication d’articles sur internet et dans la presse. Un communiqué de presse a été diffusé le 2 janvier pour faire la lumière sur les agréments des colonies de vacances, qui recouvrent des réalités très disparates et qui ne sont pas suffisants pour juger de la qualité d’un organisme. Voici le contenu du communiqué de presse de Vitacolo:

« La plupart des articles de presse consacrés aux colonies de vacances mentionnent la nécessité de vérifier l’agrément des colos avant de choisir un organisme. Mais peu d’entre eux prennent la peine de préciser que de nombreux agréments différents existent et que tous n’ont pas la même signification. La variété et les modalités d’obtention de ces agréments démontrent pourtant qu’on ne saurait en aucun cas se fier à ces seules certifications pour évaluer la qualité des colonies proposées. Petit tour d’horizon dans le monde des agréments des centres de vacances.

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Y-a-t-il un « marché » des colonies de vacances?

Ecrit par L'équipe Vitacolo | Ecrit dans Prises de posiiton | Ecrit le 21-01-2011

Depuis près de dix ans, les entreprise privées ont investi le secteur des colonies de vacances, et on ainsi transformé ce qui était jusque là monopolisé par les organismes publics, les associations et comités d’entreprise, en un véritable marché sur lequel la concurrence règne.

Comme souvent, la concurrence n’a pas apporté de baisse des prix, au contraire. Etant assujetties aux impôts commerciaux (et donc notamment la TVA), les sociétés ne pouvaient pas prétendre répartir le bénéfice entre les fondateurs tout en proposant des colonies au même prix que les associations à but non lucratif, exonérées de TVA et autres impôts sur les sociétés. Les entreprises ont donc joué avec succès la carte de la qualité et de la publicité pour de faire une place et un nom parmi les monstres sacrés que sont l’UCPA, l’UFCV, Vacances Pour Tous et ses ramifications que sont les Fédérations des oeuvres laïques.
Les entreprises, avec leurs idées novatrices, leur marketing et leur publicité, ont dépoussiéré le concept de colonie de vacances, en axant leur approche sur la thématique des séjours, et non plus sur la localisation géographique. On ne partait plus en colo « à la mer » ou « à la montagne » : dans des catalogues de 200 pages les enfants étaient amenés à choisir une thématique forte pour leur séjour : musique, cuisine, ateliers scientifiques…

Face à cette évolution, les associations se sont retrouvées face à un défi majeur : se moderniser ou disparaître progressivement. L’Etat ne subventionnant plus les organismes de colo, c’est tout le milieu de l’éducation populaire qui était menacé. D’une part, les séjours proposés par les entreprises proposaient des conditions d’accueil, d’encadrement et de sécurité souvent supérieures à ce qui existait ans le milieu associatif. D’autre part, l’attractivité des séjours proposés par le secteur lucratif était de loin supérieure à celle des associations d’éducation populaire. Les entreprises avaient réussi à se faire une place, l’enjeu était maintenant de faire en sorte que les associations ne perdent pas la leur.

En quelques années, les associations ont su redresser la barre en se modernisant, tout en essayant de ne pas perdre leur âme. Contrairement aux entreprises, elles devaient poursuivre comme objectif de maintenir la mixité social sur les séjours, afin que les colos conservent leur intérêt pédagogique originel, qui était de mettre les vacances à disposition de tous les enfants.

Afin d’éviter qu’il n’y ait désormais des « colos de riches » et « des colos de pauvres », d’où seraient d’ailleurs exclues les classe moyennes, qui ne bénéficient d’aucune aide de l’état mais ne peuvent financer seuls des colonies pour leurs enfants, l’éducation populaire se trouvait face à son plus grand défi.

De gros organismes tels que l’Association Temps Jeunes ou Vacances pour tous ont progressivement modifié leur approche des colos, en proposant des séjours plus thématiques, et en créant des chartes de qualité renforçant leurs arguments pour convaincre les parents de les rejoindre. Dans le même temps, des organismes nouveaux se sont créés, avec des idées novatrices qui ont rapidement connu un franc succès. C’est notamment le cas de l’Association Vitacolo, qui a proposé, dès sa création, des colonies de vacances thématiques et éducatives pensées pour favoriser l’unité des jeunes, basées sur un taux d’encadrement d’ 1 animateur pour 5 enfants, et des thématiques très attractives. L’Association a financé dès le début des dispositifs permettant aux enfants de partir en colo quels que soient les revenus de leurs parents, mais aussi une politique d’aide au départ d’enfants porteurs de handicap. Seule association à mettre à place ces aides, Vitacolo a aussi créé la réduction pour les familles nombreuses.

Les parents, invités à participer aux soirées de fin de séjour, ont pu constater que ces colos moderne et associatives permettaient d’allier qualité d’accueil, pédagogie et prix modéré, tout en permettant aux enfants de passer des vacances inoubliables. Les taux de satisfactions étant identique à ceux des sociétés, l’association s’est ainsi trouvé sa place dans le monde des colonies de vacances.

Sans jamais faire de publicité, Vitacolo se fait connaître par ses contributions sur internet et le bouche à oreille. Chaque année, le nombre de ses adhérents double sans qu’aucun budget publicitaire ne soit déployé.

Les aides pour partir en colo: Vitacolo s’engage

Ecrit par L'équipe Vitacolo | Ecrit dans Prises de posiiton | Ecrit le 12-03-2010

Tous les organismes de colo le déplorent: les classes moyennes sont de plus en plus exclues des colonies de vacances. Trop riches pour bénéficier des aides de la CAF, mais insuffisamment fortunées pour envoyer les enfants en colo, les classes moyennes doivent souvent renoncer aux colonies pour leurs enfants.

Face à un tel constat, Vitacolo a pris l’initiative de réagir: Désormais, sur chaque séjour, une place sera ouverte à moitié prix pour un enfant dont les parents ont un quotient failial mensuel inférieur à 1300 euros, mais qui n’utilisent ni bons CAF ni chèques vacances.

Voici les détails concernant ce dispositif :

Pour bénéficier de ce tarif spécial, il vous suffit de nous faire parvenir une copie de votre avis d’imposition sur le revenu ainsi qu’une copie de la dernière attestation de paiement d’allocations familiales de la CAF. Nous vous enverrons alors votre code de réduction à entrer lors de la réservation, pour bénéficier de l’aide Vitacolo.

Pour calculer votre quotien familial, il faut effectuer l’opération suivante :

(Revenu annuel brut imposable / 12 + montant des allocations familiales du dernier mois) / nombre de parts du foyer fiscal.

Exemple :

18 000 euros annuels /12 = 1500 euros

1500 + 120 euros d’allocation familiale = 1620

1620 / 3 parts = 540

Les colonies disponibles sont visibles sur le site de Vitacolo