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Les différents types de colonies de vacances
Ecrit par admin | Ecrit dans Vive les colos! | Ecrit le 06-05-2009
L’offre de colos est en constante évolution. Si, il y a trente ans, les séjours se ressemblaient tous plus ou moins, aujourd’hui les organismes rivalisent d’ingéniosité pour proposer des séjours de plus en plus attractifs. Voici, par ordre d’apparition chronologique, les types de séjours proposés par les organismes :
1. Les séjours de première génération : les colos-nature
Depuis 1876 : les camps en pleine nature : en hébergement en dur ou sous tente, ces camps sont d’abord créés à la fin du XIXème siècle pour permettre aux enfants défavorisés des villes, dont les parents ne peuvent s’occuper durant les longues vacances d’été, de passer quelques semaines au grand air, chez des paysans ou dans des structures religieuses. Le scoutisme apparaît quant à lui en 1907. Les camps itinérants, les accueils en tente, et les camps scouts sont des types de séjours qui permettent à l’enfant d’apprendre à « se débrouiller » : planter une tente, faire la cuisine, allumer un feu, s’orienter, vivre avec les autres etc… Le confort n’est évidemment pas la priorité de ce type de camps, qui ont toutefois le mérite d’instaurer, entre les participants, un projet collectif.
2. Les colonies de vacances de seconde génération : les colos-découverte
Depuis les années 1970 : les séjours « multi-activité » , « multi-sport », plus généralement les séjours sans thématiques, occupent encore une part importante de l’offre de colos, mais leur développement est en déclin, et à notre avis, c’est tant mieux. Les séjours sans thème et sans projet tels que « poney et quad » ou « au bord de la mer », ont le désavantage de ne pas permettre le renforcement ou la découverte d’une passion. En proposant le matin des matchs de basket, l’après midi des parcours d’accrobranche, et un petit jeu le soir, une colo ne remplit pas son rôle pédagogique essentiel, qui est de fédérer le groupe d’enfants autour d‘une idée, une passion ou un projet commun.
Depuis les années 1980 : Les séjours basés sur la découverte d’une région ou d’un endroit particulier sont encore florissants. Nous les appellerons les colos de seconde génération. Ces séjours ont un contenu pédagogique plus avancé que les colos multi-activités. Ils permettent de sensibiliser les enfants à l’environnement et à la culture locale, en leur faisant prendre conscience de la diversité des paysages et des coutumes françaises ou étrangères.
3. Les colonies de vacances troisième génération: les colos thématiques
Les séjours thématiques sont apparus sous l’impulsion des organismes les plus professionnalisés, que ce soit dans le domaine pédagogique ou de la communication. Afin de lutter contre la baisse de fréquentation des colonies de vacances, certaines associations et sociétés ont su créer des séjours attractifs, pour faire revenir les catégories les plus aisées vers les colos. Certaines thématiques sont tellement passionnantes que les parents demandent si l’on ne pourrait pas ouvrir des colos pour adultes. De Sherlock Homes à Harry Potter, en passant par les séjours médiévaux ou les colonies de police scientifique, les colonies thématiques sont attractives mais parfois coûteuses.
4. Les colonies de vacances nouvelle génération
Vitacolo propose à tous les organismes de passer à la quatrième génération de colonies, avec trois critères essentiels :
- Uniquement des colonies thématiques (colos de 3ème génération)
- Un projet collectif à réaliser pour chaque séjour, comme dans les colonies de 1ère génération
- Des activités réalisées le plus souvent possible par les animateurs eux même : pas ou peu d’activités organisées par des prestataires extérieurs, en dehors de ce qui est nécessaire pour la mise en œuvre de la thématique du séjour. Par exemple, inutile de proposer du quad si la thématique est « le temps des châteaux ». Cela fait augmenter le coût du séjour et ne présente aucun intérêt pédagogique.
Les colos de nouvelle génération permettraient de recentrer les colos thématiques sur leur attrait pédagogique, au delà de leur attractivité « commerciale », et de proposer ce type de colo au plus grand nombre en faisant baisser les coûts des séjours.
















